Nuisance libérale

Le cafouillage de la ministre

Line Beauchamp dans le dossier des droits de scolarité, ajouté à toutes les odeurs de corruption et de mépris envers le peuple québécois incite de plus en plus de journalistes à se positionner et à réclamer la démission de ce gouvernement méprisant qui brade les richesses de la province au profit des amis du parti et des multinationales étrangères, tout  en faisant porter le fardeau fiscal sur le dos des étudiants, des travailleurs, des chômeurs  et des démunis.

Devant ce double langage certains journalistes comme Louis Cornellier ont le courage de se lever et de réclamer la chute de ce gouvernement avant qu’il ne précipite «le Québec entier à la révolte ou à la dépression». Les Indignés du Québec saluent le courage de M. Cornellier en publiant son article pour le bénéfice de la population.

Assez des Libéraux ! Commentaire de Louis Cornellier publié dans  L’Action, 11 avril 2012. 

Sébastien Bovet, journaliste à RDI, évoquait, il y a quelques jours, la possibilité d’une élection printanière au Québec. Il faut ardemment souhaiter qu’il ait raison parce qu’il est vraiment temps que les libéraux débarrassent le plancher, avant de pousser le Québec entier à la révolte ou à la dépression.

 En 2003, quand le Parti libéral est revenu au pouvoir après un règne péquiste de huit ans, les inquiets étaient nombreux. Jean Charest matraquait alors la nécessité d’une « réingénierie » de l’État, une manière de dire qu’il voulait s’attaquer au modèle social-démocrate québécois. La résistance citoyenne et syndicale fut pourtant si forte que le premier ministre libéral a dû modérer ses transports. Pendant ses deux premiers mandats (le deuxième à titre minoritaire), ce gouvernement, sans être bon, n’a donc pu faire trop de dommages.

Depuis sa réélection, à titre majoritaire cette fois, en 2008, le Parti libéral se gêne moins et montre son vrai visage, c’est-à-dire celui d’un parti politique autour duquel s’accumule les odeurs de scandales (construction, garderies), d’un parti qui pratique un triste fédéralisme de soumission, qui détruit la solidarité sociale (taxe santé, droits de scolarité) et qui brade les ressources naturelles du Québec au profit des affairistes et au mépris de l’environnement.

Dans le dossier de la langue française, par exemple, ce gouvernement a carrément démissionné. Le français régresse dans la région de Montréal, qui regroupe la moitié des habitants du Québec, des organismes publics (comme la Caisse de dépôt) et de grandes entreprises privées (comme Bombardier, SNC-Lavalin et la Banque nationale) embauchent des dirigeants unilingues anglais et imposent à leurs employés de travailler en anglais au mépris de la loi 101? Le gouvernement ne fait rien, comme il ne réagit pas aux nominations d’unilingues anglais à des postes-clés du parlement fédéral par les conservateurs.

Pire encore, il appuie le principe des « écoles passerelles », grâce auxquelles les riches citoyens québécois peuvent se payer un accès à l’école anglaise, et finance même des cours d’anglais pour les immigrants. Son insignifiante ministre Christine St-Pierre, au sommet de son incompétence, incapable de légiférer clairement dans le dossier de la laïcité, affirme même qu’investir 7,5 petits millions pour franciser les petites entreprises n’est pas acceptable et justifie son inaction en évoquant son inimitié personnelle pour Pierre Curzi. Pitoyable.

Faut-il vraiment s’étendre sur la gestion calamiteuse de Line Beauchamp dans le dossier des droits de scolarité? Que l’on soit pour ou contre (c’est mon cas) l’augmentation de ces droits, on doit au moins admettre que l’ampleur de la révolte étudiante appelait une attitude d’ouverture de la part du gouvernement. Sans attendre un renversement complet de sa décision, on était en droit d’exiger une révision. Au lieu de cela, le gouvernement a choisi un vulgaire entêtement, justifié à coups de menaces, de mensonges (il n’est pas vrai que les droits sont gelés depuis de nombreuses années; de 1989 à aujourd’hui, ils sont passés de 547 $ à 2168 $) et d’arguments vaseux. Son offre tardive d’améliorer le régime de prêts et bourses sent l’arnaque à plein nez et ne règle rien. Le Parti québécois et Québec solidaire ont promis d’abolir cette hausse. Les étudiants, pour une fois, devront aller voter en masse.

Une défaite du Parti libéral permettrait, du même coup, de revoir le délirant Plan Nord que Jean Charest enfonce dans la gorge des Québécois. Dans son état actuel, ce projet improvisé risque de coûter plus cher aux Québécois qu’il ne leur rapportera, tout en défigurant le majestueux Nord du Québec. Comme l’écrit le physicien lanaudois Normand Mousseau dans un ouvrage récent (Sortir de l’économie du désastre, M éditeur), « il n’y a pas de raison d’offrir des conditions particulièrement favorables à l’industrie minière et d’accepter de brader des ressources non renouvelables pour quelques emplois ». Il faudrait, d’abord, revoir la question des redevances et celle de la transformation locale des ressources extraites.

Alors, oui, vivement des élections, pour qu’on en finisse avec la nuisance libérale! louisco@sympatico.ca

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