Poésie du printemps érable

Oitarp vous propose ses poèmes inspirés du printemps érable

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J'ai lu quelque part sur le net cette phrase d'un poète inconnu : « Vous pouvez couper toutes les fleurs mais vous ne pourrez jamais les empécher de pousser ». C'est un peu comme ce printemps érable qui m'a inspiré : 

Le soleil rouge du printemps érable

Un soleil rouge étincelant s’est levé sur mon Québec, bafoué, piétiné par la cupidité et la soif de pouvoir d’une bande de politiciens sans vergogne et sans cœur

Un soleil rouge éclatant a irradié notre pays imaginé et, telle une petite fleur, partout des carrés rouges ont fleuri par centaines de milliers

Malgré les gaz, les arrestations la petite fleur a poussé dans les yeux de cette belle jeunesse québécoise combattant l’oppression et fleurissant le printemps érable

Pour les vieux jeunes d’autrefois, qui sont issus du peace and love et qui ne se sont pas encore fait bouffés par les cannibales du pouvoir, une chaleur intense nous a irradié à votre contact.

Pour la première fois depuis des lustres un soleil rouge irradie le Québec porteur des rêves de toute une nation qui depuis 250 ans est écrasée par les collabos, les soumis, les nantis !

Pour la première fois depuis l’anesthésie provoquée par un référendum volé, par la mémoire des patriotes exilés et pendus, pour la première fois dis-je la jeunesse est debout et vous regarde droit dans les yeux. Pour vous dire NON, M. Charest, Non M. Bachand, Non Mme Beauchamp. Dehors vous et toute votre clique maudite. Dehors ça suffit ! On veut vivre et vous nous étouffez !

Un soleil rouge éclatant irradie le pays. Il porte au fond des yeux le goût d’un printemps érable. Le gout d’une liberté et d’un pays à nommer. Assez ! Le temps de mordre est arrivé !

Oitarp, le 7 mai 2012 en ce jour de l’an 1 du printemps érable

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Le poème intitulé « Le teigneux» est dédié à ceux et celles qui se battent pour faire triompler la démocratie

Le teigneux

Bouffi, rabougri, bouffé par l’orgueil et manipulé par les forces occultes du pouvoir

Le teigneux sourit, le teigneux s’agite

Engoncé dans la fange, le teigneux commande, jappe, invective. S’agite

Médaillé par ses ex amis d’Outre-Atlantique le teigneux s’inquiète depuis peu

Il craint que l’on lui retire la médaille qu’il a reçu en grande pompe mais qui entache l’honneur de la république

Le teigneux pourtant,se ressaisit de ce mouvement d’égarement passager

Il se recompose un visage et parle avec assurance de ses devoirs démocratiques

Il n’a rien à craindre car les virtuoses de la matraque sont là pour le couvrir

Malgré la rumeur de la rue le teigneux essaie tant bien que mal de se composer un discours

Le teigneux est habile, il passe une loi qui bâillonnera ces manants

Pourtant dehors, la rumeur monte et monte encore

Alors le teigneux feint de s’ajuster. Il doit prendre les ordres

Finalement rassuré le teigneux commande à nouveau à la police, aux tribunaux à la justice

- « Passez moi cette racaille au pilori, Qu’on les arrête, qu’on les matraque, qu’on les frappe ! »

Bref qu’on m’en débarrasse à coup de balles de plastique, de gaz lacrymogène, de bombes assourdissantes

La démocratie doit triompher !

Devant la glace, le teigneux arrange sa belle cravate rouge, se rassure et sourit

La loi et l’ordre sont là pour rester et pour être respectés

Pourtant dehors, la rumeur monte, monte, monte jusqu’à devenir un gigantesque cri !

Le teigneux regarde par la fenêtre inquiet, car ses jours sont comptés …

Oitarp poète indigné québécois, ce 23 mai 2012

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La rage a été écrite en avril 2012, alors que germait le printemps érable et que fleurissaient les carrés rouges :

LA RAGE !

Le vent était mordant,

non pas comme une caresse

mais bien comme une morsure.

Une meurtrissure jaillie du plus profond du temps,

de la terre, des arbres et des lacs oubliés.

Bref, un vent de cette terre laurentienne anonyme et puissant,

charriant l’écho des vers de Miron, de Shawanish et de Maya !

L’abysse des «Têtes de boules» oubliées, méprisées, dépouillées,

oblitérées par le bestiaire humain venus d’Outre océan.

Chuchotements translucides jaillis des entrailles du passé

Terminus anonyme campé dans une contrée incertaine, loin, très loin du pays disparu.

Syndrome de Stendhal issu du Nouveau-Monde.

Perles d’épinettes banalisées, hypothéquées, bradées et convoitées là-bas au cœur du Shaanxi.

Nuages affamés, profils jaunâtres, puissants et méthodiques.

Ventre convoité; porteur de richesses à brader

Petits besogneux asservis,

Ignorants, manipulés, serviles.

Coffres de pierres précieuses issus de notre monde.

Raison chavirée, terre méprisée, violée, dégradée…

L’océan de schiste est à portée de main!

Fractures, issues d’une révolution oubliée

Asile contemporain aux forages lointains, loin, très loin de Topalombampo bay.

Mythomane, il se forgeait une fausse identité

Mangeur de bannik effacé, oblitéré

Rêveur déphasé, tel Honoré Jackson !

Pemmican oublié au large de Batoche, chasseurs de bisons, désosseurs de mammouths.

Pétroglyphes estompés

«Red neck», ouvertement raciste

Passagers du temps endormi

Gardien de nuit impromptu assoiffé d’amour.

Sauvage évincé, allongé sur sa vie

Montagne de clichés obsédés par le temps

Désertés par le vent.

Métis des exclus, vagabond de l’imaginaire.

Quand tu parles d’amour,

Quand tu chausses tes godasses, là-haut sur la montagne

Au pays oublié

Qué bella mi amor !

Déesse engluée, asservie – Happy !

Là-bas au cœur de l’Amérique oubliée

Patineur écossais descendu des nuages

Cobra de la forêt

Pitoyable vassal, porte-parole du néant

Valet encrassé de pétrole  

Béluga des Everglades désertés

Esprit dérangé assoiffé et inassouvi

Choyé par les dieux

Immolé sur l’autel de la déesse aux cent bouches

Les ombres te font escorte

mais parfois au journal télévisé

dans tes yeux à toi

dans ton livre à toi

Dans ton «fuckin language» de névrosé

On te voit blêmir, à peine, mais tu te ressaisis

Tu tires sur ta cravate, puis tu souris,

sortant ta cassette monocorde, imperturbable !

Qu’Éole t’accompagne au cœur de l’infini

Par-delà la forêt, au-delà des montagnes

Qu’Hadès t’emporte telle Perséphone démembrée

Que Saturne reste sourd à tes mots

chevalier ténébreux aux cheveux ondulés

Prince repus mais inassouvi

Chevalier de l’ombre

Colporteur d’un plan incertain

Issu du néant, serviteur opaque

Chrysotile polymorphe au cœur de la contrée

Gardien de nos écoles, de nos foyers.

Grand rêve oublié,

Inaccessible, faussement nommé.

Copertino endormi, jeunesse innommée

Fréquence inaccessible d’un pays à nommer.

Fantômes du néant rappelés à la vie

Étendus chez les fées

Pays mythique chanté par les poètes

Par Félix, Pauline et tant d’autres !

Enfants du« Crush Ice », issus de l’extrême

Petites fleurs de Njeddo Dewal

Muselées, voilées, étouffées et bradées telle une marchandise

Pays pillé, marchandé, marchandisé

Nous étouffons de vos discours reptiliens

Matraqués, spoliés, floués

Intoxiqués par des machines de guerre imposées

Décrets étouffants à l’odeur sulfureuse de gaz de schiste.

Votre jeunesse étouffe elle aussi et vous la bafouez.

Vous tentez de la manipuler, de la modeler

Au pays oublié, l’eau on l’a buvait

Claire et limpide et non pas enflammée

Au pays oublié, on respectait la terre.

Longtemps après les perséides ont déserté le ciel

Mais au matin dans la terre Matawinienne, un enfant s’est levé !

Il s’est levé et il a chanté ….

OITARP, avril 2012

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Quant au poème suivant il parle de lui même :

Si le Québec était indépendant (1 de ?)

Si on était indépendants SI SI SI SI SI

Si on était indépendants quelle genre de société choisirions nous ?

Si on était indépendants accepterions nous que des Cowboys du ROC viennent creuser chez nous des puits de gaz de schistes sans l’accord des propriétaires duterrain?

Si on était indépendants garderions ouverte Gentilly II ?

Si le Québec était indépendant devrions nous accepter de payer 29, 3milliards $ pour des avions de guerre

29, 3milliards $ ! 29, 3milliards $ ! 29, 3milliards $ !

C’est des sous mais comme le disait Félix Ventre plein n’a pas de rage

Si on était indépendants accepterions nous que les jeunes se fassent descendre à coup de balles de caoutchouc ? De gaz lacrymogènes ? D’injonctions ?

Si le Québec était indépendant il saurait dénoncer la loi sur clarté, votée en 1999 et qui stipule qu’en cas de référendum national une victoire de 50 % + 1 de voix ne serait pas suffisante !

Le Québec n’est pas indépendant mais les étudiants et les étudiantes se soumettent au verdict de 50% + 1, malgré les injonctions, les arrestations qui inquiètent mêmeAmnistie International.

Si on était indépendants, le Plan Nord se ferait en accord avec les autochtones. Il ne serait pas chinois, mais il se ferait en partenariat avec la Chine et nos autres partenaires d’ailleurs

SI SI SI SI SI

Actuellement la Province of Quebec est toujours asservie, et pour la première fois depuis des lunes des voix se lèvent au sein de ce qui fut autrefois un parti national.

Si le Québec était indépendant les collabos et les fachos rentreraient dans leurs trous ….

Oitarp, le13 mai 2012 de l’an 1 du printemps érable

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Commentaires (1)

1. atcIBANEZ Jean-claude (site web) 2012-08-28 15:05:05

Très jolis poèmes , si pleins de vérités.

N'hésitez surtout pas , si le coeur vous en dit , à venir nous en faire connaitre d'autres si vous en avez.

N'hésitez surtout pas à nous faire connaitre vos actions et vos projets si vous en avez , en venant les poster sur notre forum.

Nous sommes de tout coeur avec vous , courage !

Patience et longueur de temps , font plus que force et que rage.

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